Laval, ville d’art public !

Vivez-vous à Laval ? Allez-vous vous y balader parfois ? Vous seriez surpris de constater à quel point l’art est présent, souvent là où on ne s’y attendait pas.

C’est que la Ville de Laval déploie depuis plusieurs années d’importants efforts pour rapprocher l’art de ses citoyens. Dans un rayon qui s’élargit, avec un succès grandissant.

Nous en avons discuté avec Maude Calvé-Thibault, coordonnatrice – diffusion et médiation culturelle / Territoire.

« Notre réflexion sur l’art dans l’espace public s’inscrit dans une vision d’ensemble » nous explique Maude Calvé-Thibault, coordonnatrice – diffusion et médiation culturelle / Territoire. « Nous avons plusieurs initiatives sur le territoire dont la Triennale Banlieue! ou encore l’événement ZOOM ART, qui s’approprie pendant un mois, sous l’œil d’un commissaire, les surface d’affichage normalement réservée à la publicité ».

La Ville de Laval a donc décidé de considérer l’art public comme l’un des éléments structurant de son territoire. C’est un effort concerté, qui réunit les collègues de plusieurs services de la Ville.

L’objectif est d’exposer les citoyens à l’art et à la culture, dans des lieux qu’ils fréquentent ou dans des endroits où l’on ne s’attendrait pas à retrouver des œuvres.

Les structures d’exposition font partie de démarche et touchent actuellement trois lieux. Il y a la Berge des Cajeux, dans le quartier de Chomedey, où l’on peut voir tout au long de l’année l’exposition Capture ton patrimoine. À travers des photographies prises par sept jeunes âgées de 13 à 17 ans, cette expo met en lumière le patrimoine de l’Île Jésus et permet de découvrir ou de redécouvrir les éléments qui forgent l’identité de notre territoire.

Il y a également le parc Bernard-Landry, à Laval, où l’on privilégie l’axe l’humain par le biais de projets photographiques ou artistiques. On a pu y voir récemment l’exposition La musique est plus forte que le bruit des bombes, une collaboration entre le photoreporter Renaud Philippe et le journaliste Jean-Baptiste Hervé, réalisée dans les camps de réfugiés du Soudan du Sud. Les images étaient accompagnées d’un parcours musical né d’échanges entre les artistes et Audiotopie, spécialistes d’expériences sonores et immersives.

On peut y voir présentement les œuvres photographiques Empreintes de Guillaume Beaudoin tirées de son voyage autour du monde en voilier, visant à constater les effet des changements climatiques sur les populations. Elles seront elles aussi complétée d’un volet sonore réalisé lui aussi avec Audiotopie.

Enfin, la Ville a inauguré en 2021 un tout nouveau lieu de diffusion, le Centre de la nature à Laval, avec l’expo Thingyan, la grande fête de l’eau birmane. Série photographique réalisée Jean-François Leblanc, elle nous fait partager cinq jours de festivités toutes en lien avec l’eau.

« Notre but est de piquer la curiosité des publics et des passants poursuit » Maude Calvé-Thibault. « On se demande comment faire pour que l’art puisse exister en milieu urbain, comment il peut faire partie de notre expérience de la ville au quotidien ».

À cet effet, depuis quelques années, la division art et culture collabore notamment avec le département d’urbanisme de la Ville pour imaginer comment on pourrait intégrer des œuvres au mobilier urbain, afin que la ville devienne « un véritable musée à ciel ouvert », selon les mots de Maude Calvé-Thibault.

Ayant pour mission depuis ses débuts de sortir la culture de son cadre, Artpublix est consciente que le phénomène de piétonisation des villes et les avantages pour les villes d’animer l’espace public nécessitera un mobilier urbain de mieux en mieux adapté à ces nouveaux besoins. Elle y travaille !